Éducation à l’alimentation à l’école : une avancée historique adoptée à l’unanimité
- Slow Food Hauts-de-France
- 17 févr.
- 3 min de lecture
Aujourd’hui 17 février 2026, la députée Olivia Grégoire nous a informés de l’adoption la veille au soir à l’unanimité par l’Assemblée nationale de sa proposition de loi d’expérimentation visant à instaurer un enseignement obligatoire d’éducation à l’alimentation à l’école.
Pour notre communauté Slow Food Hauts-de-France, engagée depuis sa création dans la promotion d’une alimentation bonne, propre et juste, cette annonce représente une étape majeure.
Une reconnaissance du travail de terrain
Depuis des années, associations, producteurs, éducateurs, cuisiniers et citoyens engagés alertent sur la nécessité de transmettre aux enfants :
• le goût des produits de saison,
• la compréhension des filières agricoles,
• le respect du vivant et des terroirs,
• les bases d’une alimentation équilibrée.
L’adoption à l’unanimité de cette proposition de loi constitue une reconnaissance institutionnelle de ces enjeux.
Les prochains débats auront lieu au Sénat, mais le signal politique envoyé est fort : l’éducation alimentaire n’est plus un sujet marginal, elle devient une priorité nationale.
87 % des Français favorables à l’éducation alimentaire
Une étude publiée par OpinionWay en février 2026 confirme cette dynamique. Selon cette enquête intitulée « Les Français et l’éducation à l’alimentation » (lire l'article) :
• 87 % des Français sont favorables à l’instauration d’un enseignement d’éducation à l’alimentation à l’école ;
• une large majorité estime que l’école a un rôle à jouer dans la transmission des repères alimentaires ;
• la question de la santé publique et de la qualité des produits apparaît comme centrale.
Dans un contexte marqué par la progression de l’obésité infantile, la perte de repères alimentaires et l’industrialisation croissante des régimes alimentaires, ces chiffres traduisent une attente sociétale claire.
Pourquoi l’école est un levier essentiel
L’éducation alimentaire ne se limite pas à parler de nutrition. Elle touche à :
• la culture,
• l’agriculture,
• l’économie locale,
• l’environnement,
• le lien social.
Apprendre d’où vient un produit, comprendre la saisonnalité, découvrir les goûts, rencontrer des producteurs : tout cela participe à former des citoyens éclairés.
Pour nous, il ne s’agit pas seulement d’enseigner “quoi manger”, mais de transmettre une culture du goût et du vivant.
Une opportunité pour les territoires
Dans les Hauts-de-France, région agricole majeure, cette évolution ouvre des perspectives concrètes :
• valorisation des producteurs locaux,
• projets pédagogiques autour des circuits courts,
• visites de fermes et d’ateliers,
• partenariats entre écoles et acteurs du territoire.
Notre communauté Slow Food s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Nous croyons à une éducation par l’expérience : ateliers du goût, rencontres avec les Sentinelles, marchés de la Terre, transmission des savoir-faire.
Un premier pas… à concrétiser
Comme l’évoquent plusieurs analyses publiées ces derniers jours, cette adoption est un premier pas. La réussite dépendra :
• des moyens alloués,
• de la formation des enseignants,
• de l’intégration réelle dans les programmes,
• de l’implication des territoires.
Mais l’essentiel est là : le principe est reconnu.
Notre engagement
Slow Food porte depuis toujours la conviction que l’éducation alimentaire est un pilier fondamental pour construire une société plus juste et plus durable.
Nous continuerons à :
• soutenir les initiatives locales,
• proposer des actions pédagogiques,
• créer des ponts entre producteurs et écoles,
• défendre une alimentation respectueuse du vivant.
L’adoption de cette proposition de loi marque une étape importante. À nous, maintenant, collectivement, d’en faire une réalité concrète dans nos territoires.
Parce que l’éducation au goût, à la saisonnalité et au respect de la terre, ce n’est pas un luxe : c’est une nécessité pour l’avenir de nos enfants.



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